8-Fuite

« Ivan va voir si elle est réveillée. C’est bientôt l’heure d’appeler sa mère. Si elle coopère je la laisserai peut-être entendre la voix de sa petite fille adorée. »

La porte était maintenue fermée par des chaînes qui tombèrent bruyamment au sol.

Ivan entra dans la pièce , mais en ressortit précipitamment

« Elle s’est enfuie ! »

« Impossible ! s’exclama son acolyte , il n’y a qu’une seule sortie ! »

Il ne put que constater les faits en voyant les cordes à terre.

« Comment a-t-elle pu s’échapper ? » s’interrogea Ivan

« Pas le temps d’y penser , trouvons-la ! »

Les hommes inspectèrent la pièce de fond en comble, mais la prisonnière restait introuvable.

Ils ne prêtaient pas attention aux fins tuyaux accolés aux murs. Personne ne pourrait se cacher dans un espace aussi étroit. Pourtant s’ils s’étaient approchés de l’un d’entre eux, ils auraient peut-être entendu un son particulier, la respiration d’une jeune fille.

« Séparons-nous ! , elle doit bien se trouver quelque part ! »

Quand les pas furent assez éloignés d’elle , Elanne sortit lentement de sa cachette.

On entendait à peine ses pas, si bien qu’elle avança sans se faire repérer.

Mais s’échapper ne serait pas si simple. Les portes étaient surveillées. La jeune fille cachée derrière une pile de palettes en bois observait leurs allées et venues. Ses deux gardes avaient malheureusement appelé des renforts.

Elle regardait autour d’elle dans l’espoir de trouver quelque chose qui pourrait l’aider, quand soudain un sourire se dessina sur ses lèvres.

Ivan tournait en rond. L’heure était presque écoulée et ils n’avaient toujours pas trouvé la jeune fille, même avec les renforts.

Soudain, sa vision s’obscurcit, un autre garde cria. Quand il passa sa main sur son visage, il se rendit compte qu’il était couvert de mousse.

Il entendit des pas s’éloigner de lui quand enfin il parvint à se débarrasser de la mousse, l’extincteur roulait encore sur le sol.

« Attrapez-la ! »

Une course poursuite s’ensuivit, la jeune fille les distançait de quelques mètres, mais ils gagnaient du terrain. Presque, elle y était presque. Les docks étaient le territoire de son père, il avait certainement envoyé des guetteurs la chercher. Mais elle s’arrêta net.

Un applaudissement solitaire retentit alors.

« Bien joué. »

Un homme se tenait debout devant elle, Elanne le reconnut aussitôt. C’était son « espion ».

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s